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La paroisse Paulus à Speicher AR dispose d’un nouveau toit. Il remplace non seulement l’ancien, mais produit également beaucoup d’énergie solaire.
L’ensemble géométrique des toits de la paroisse Paulus se détache clairement sur les collines arrondies du canton d’Appenzell. Comme un éventail, ils entourent le clocher blanc situé au centre du hameau de Bendlehn, qui se trouve légèrement au-dessus du centre du village de Speicher. Les architectes Oskar Müller et Mario Facincani ont conçu cet édifice religieux de deux étages dans les années 1970 dans un style moderniste tardif et ont réinterprété les modèles scandinaves à l’échelle régionale. Grâce à une charpente suspendue intelligemment conçue, ce lieu de culte reste en grande partie dépourvu de piliers. Grâce à des fenêtres de différentes tailles disposées de manière irrégulière, la lumière du jour pénètre dans l’intérieur sobre et crée des ambiances lumineuses toujours différentes. Outre les espaces ecclésiastiques et semi-publics, le bâtiment abrite également les bureaux de l’administration ecclésiastique ainsi qu’un appartement dans lequel le curé vivait autrefois.
La paroisse, et en particulier le conseil administratif, savent apprécier leur petit bijou. Ils en prennent soin et veillent à ce que la construction continue de répondre aux besoins de la commune à l’avenir. Il y a deux ans, à l’occasion des 50 ans de la bâtisse, il a été convenu de doter l’édifice sacré d’un nouveau toit.
Ce dernier doit non seulement résister à toutes les conditions météorologiques, mais aussi produire de l’électricité. Grâce à la grande surface de toit d’environ 1000 m2, l’installation intégrée a une puissance de 140 kilowatts-crête. La façon dont l’électricité sera utilisée doit encore être clarifiée. D’une part, la paroisse consomme peu d’électricité, en particulier pendant les vacances d’été, lorsque la production d’électricité bat son plein. D’autre part, les tarifs de rachat sont peu avantageux. «Nous réfléchissons donc à fonder une communauté énergétique locale (CEL)», explique Christian Breitenmoser, président du conseil paroissial. Avec une CEL, il sera officiellement possible à partir de janvier 2026, de vendre l’électricité au sein de la même commune et dans la zone desservie par le même gestionnaire de réseau de distribution. «C’est aussi le rôle de l’église», dit Christian Breitenmoser en souriant : «distribuer l’énergie qui vient d’en haut à la population.»
Pour atteindre dès aujourd’hui une autoconsommation aussi élevée que possible, une batterie de 25 kW a été installée dans l’ancien local à mazout. Elle est conçue de manière modulaire et peut être étendue à tout moment. Un raccord pour une borne de recharge électrique est déjà installé. «Dès l’automne, de nombreux visiteurs du canton de Thurgovie garent leur voiture sur notre parking et partent randonner», explique Christian Breitenmoser.
«S’ils viennent en voiture électrique, ils pourraient la recharger durant le temps de stationnement.» Christian Breitenmoser, Président du conseil d'administration de l'Église
En observant le toit d’en haut, on comprend rapidement que le projet n’était pas une tâche standard pour les architectes, les couvreurs et les installateurs solaires. «Il n’y a que peu d’angles droits», constate sobrement Thomas Walser de Schraner Partner Architektur. Beaucoup de temps et d’attention ont ainsi été consacrés à la disposition des modules intégrés au toit. Il a toutefois fallu ajuster de nombreux détails sur place. Les plaques complémentaires ont également été usinées directement sur place et cintrées dans la forme appropriée.
Il était clair dès le début qu’il fallait utiliser des modules satinés, pour éviter les reflets dans le quartier de maisons individuelles. La charge de neige hivernale était aussi un sujet important. En effet, la commune de Speicher est un «trou à neige». Tous les partenaires du projet sont d’accord sur ce point. C’est pourquoi il était si important que les travaux de couverture et d’installation solaire aient pu être confiés à deux entreprises régionales qui ont formé un groupe de travail à cette fin, explique l’architecte Thomas Walser. «Nous sommes à 1000 mètres au-dessus du niveau de la mer, et la commune dispose de deux remontées mécaniques. Ce sont des choses à savoir lorsque l’on conçoit un toit.» Il était également utile que les collaborateurs des deux entreprises puissent être rapidement sur place lorsque cela était nécessaire. Et ça l’a été, car dès la phase de démolition et de sous-couverture, la météo a été très défavorable. «La pluie incessante a sans doute été le facteur de stress le plus important», suppose Christian Breitenmoser, le président du conseil paroissial. À présent que le toit brille d’un nouvel éclat, les journées ensoleillées sont particulièrement bienvenues, afin que l’énergie qui vient d’en haut puisse être distribuée dans la paroisse et dans le village.
« Dans notre entreprise, nous travaillons principalement avec le système Swisspearl pour les installations intégrées au toit et avons formé notre personnel en conséquence. Il s'agit d'un système solide, ce qui est particulièrement important pour un toit aussi complexe. De plus, les modules sont très résistants, ce qui est un facteur important en cas de charges de neige élevées. » Marcel Gangentbein, Chef de projet Altherr Urnäsch AG
Maître d'ouvrage : Paroisse Saint-Paul Speicher Trogen Wald, Speicher
Architecture : Schraner Partner Architektur, Speicher
Toitures et installation solaire : ARGE Altherr Urnäsch AG, Schmid Bedachungen Speicher GmbH
Travaux de ferblanterie : Kurer Spenglerei Speicher GmbH